
Charles Jules Robert Neveux, né le 25 août 1879 à Meaux dans la Seine-et-Marne et mort le 24 août 1955 à Paris, est un militaire français et est administrateur des Etablissements Kuhlmann. Il est le 4ème tenant du titre de baron hérité du baron Greiner.
Vie personnelle
Charles Neveux se marie à Jeanne Lamy le 20 octobre 1903 à Paris.
Ils ont ensemble 6 enfants :
- Robert Neveux (1904 – 1969) marié à Suzanne Agache
- Yvonne Neveux (1906 – 1996) mariée à Charles Mauban
- Marcel Neveux (1907 – 1973) marié à Marie Bavière
- Jacqueline Neveux (1916 – 1988) mariée à Claude Donon
- Colette Neveux (1917 – 1990) mariée à Lucien Vantroys
- Jean Neveux (1919 – 1998)

Carrière militaire et première guerre mondiale
Le début du XXe siècle est marqué par des tensions croissantes en Europe. En 1909, son régiment est transféré à Lure, près de la frontière alsacienne, signe des inquiétudes montantes face à l’Allemagne.
La Carrière Militaire de Charles Neveux
Les Premiers Pas dans l’Armée Française
Après des études au collège Stanislas à Paris, Charles intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr de 1899 à 1901, puis poursuit sa formation à l’École d’application de la cavalerie de Saumur de 1902 à 1903.


Il commence sa carrière militaire comme sous-lieutenant au 11e Régiment de Chasseurs, avant d’être affecté en 1904 au 18e Régiment de Dragons à Melun, où il est promu lieutenant.
Prémices de la Grande Guerre (1909-1914)
Face à la montée des tensions avec l’Allemagne, le 18e Régiment de Dragons est repositionné en 1909 à Lure, près de la frontière alsacienne. À la veille de la Première Guerre mondiale, Charles Neveux est lieutenant au sein du 1er Escadron de ce régiment. Lorsque la mobilisation générale est décrétée le 31 juillet 1914, le régiment quitte Lure pour rejoindre la zone de concentration militaire.

Engagement sur le Front de l’Est (Alsace-Lorraine, 1914)
Au début du conflit, Neveux participe à des opérations en Alsace-Lorraine. Le 18e Régiment de Dragons, intégré à la 8e Brigade de Dragons, joue un rôle clé dans la couverture de la mobilisation à Belfort. Charles Neveux est impliqué dans les premières escarmouches à Joncherey, où surviennent les premiers morts de la guerre, avant même la déclaration officielle des hostilités.
La Bataille de la Marne et la Course à la Mer
Après les premières offensives en Alsace, Charles Neveux et son régiment sont redéployés sur le front de la Marne. Ils participent à la bataille décisive de septembre 1914, puis à la « course à la mer », où les forces alliées tentent de contourner les positions allemandes. Le régiment est impliqué dans des opérations de reconnaissance, de couverture et de soutien aux troupes d’infanterie.
Expérience du Combat et Évolution Tactique
Le récit de Charles Neveux, complété par le journal de marche du 18e Dragons et les mémoires du commandant Bréant, met en lumière l’évolution des tactiques militaires, marquées par le passage de la guerre de mouvement à la guerre de position. Neveux se distingue par son leadership et son courage lors de nombreuses missions de reconnaissance et d’engagement direct avec l’ennemi.
Blessure et décorations
Le 1er octobre 1914, au cours des combats à Foncquevillers, Charles est gravement blessé par un éclat d’obus, entraînant l’amputation de sa jambe droite et une paralysie partielle de sa jambe gauche.
Cet acte de bravoure face à l’ennemi lui vaut d’être nommé Chevalier de la Légion d’Honneur dès le 21 novembre 1914. Il sera promu Officier de cet ordre en 1953.

Reconversion et carrière civile
Après sa blessure et la gangrène, Charles restera infirme ce qui ne lui permettra pas de repartir sur le champ de bataille.
Le 7 décembre 1914, il quitte l’hôpital auxiliaire d’Alençon où il a été soigné pour se retirer en convalescences dans sa famille jusqu’au 15 février 1915.
Il est affecté à la défense aérienne de Paris le 20 mai 1915 comme Capitaine.
Le 23 décembre 1915, il est détaché au Cabinet du Ministre de la Guerre en qualité de rédacteur auxiliaire.

Le 3 juillet 1918, il est mis en pension définitive.
Le 18 octobre 1923, il reçoit une décision de mise en retraite.
Après la guerre, malgré ses blessures, Charles se réinvente en tant qu’administrateur des établissements Kuhlmann, une entreprise chimique de premier plan, située au 11 rue de la Baume, dans le 8e arrondissement de Paris. Il s’installe définitivement à Paris en 1938, au 95 rue de Lille, où il résidera jusqu’à sa mort.
Mémoire et héritage

Charles Neveux s’éteint le 24 août 1955, à l’âge de 75 ans. Son parcours, marqué par une discipline exemplaire et un patriotisme sans faille, est célébré dans divers récits familiaux et ouvrages, notamment à travers les journaux de marche du 18e Dragons. Ces documents, rédigés par ses contemporains comme le Commandant Bréant, offrent un aperçu détaillé de la vie militaire de Charles, ainsi que de ses contributions inestimables lors des grandes batailles de la Première Guerre mondiale.
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