Guy Vidal de Lausun

Marie Georges Guy Vidal de Lausun, né le 17 octobre 1897 à Bordeaux et mort le 30 octobre 1990 à Saujon, est le fils de Maurice Vidal de Lausun et de Marguerite Lachaud de Loqueyssie.

Il est également le mari de Lucile Bezard-Falgas puis de Marguerite Bezard-Falgas.

Il a également eu une carrière militaire notamment à partir de la première Guerre Mondiale.

Vie personnelle

Naissance et enfance

Guy est le deuxième et dernier fils de Joseph Vidal de Lausun et de Marguerite Lachaud de Loqueyssie.

Acte de naissance de Guy Vidal de Lausun, Archives de Bordeaux

Joseph était militaire. Notamment officier de cavalerie au 15ème régiment de Dragons.

Joseph était également le propriétaire de la Durantie à Lanouailles, revendue depuis.

Château de la Durantie aujourd’hui, abcsalles

Mariage et descendance

Guy s’est marié une première fois avec Lucile Bezard-Falgas le 22 avril 1927 à Drémil-Lafage.

Photos de Lucile Bezard-Falgas, envoyées par Ghislaine Neveux

Ils ont eu ensemble 3 enfants :

  • Françoise Vidal de Lausun (17/04/1928 – 28/06/2022) mariée à Jean-François Meffre
  • Roger Vidal de Lausun (10/01/1932 – 2012) marié à Geneviève de Roquemaurel
  • Ghislaine Neveux (09/06/1941) mariée à Michel Neveux

Après le décès de Lucile le 2 juillet 1941, Guy s’est remarié avec Marguerite Bezard-Falgas le 16 novembre 1945 dans le 16ème arrondissement de Paris. Ils n’ont pas eu d’enfants.

Vie professionnelle

Carrière militaire

Registre de matricules de Guy Vidal de Lausun, base Léonore

Guy Vidal de Lausun s’engage dans l’armée pour la durée de la Première Guerre mondiale le 28 avril 1915 à Marseille. Il rejoint son corps d’affectation le 14 mai 1915 et entame une carrière militaire marquée par des promotions successives.

Guy Vidal de Lausun, probablement au moment de sa mobilisation pendant la Première Guerre Mondiale, photo de Ghislaine Neveux

D’abord cavalier de 1ère classe le 23 février 1916, il est promu brigadier le 1er juillet 1916, puis maréchal des logis le 15 juillet 1916. Il devient aspirant le 1er août 1916 et est affecté au 8ᵉ régiment de dragons avant d’être transféré au 28ᵉ régiment de dragons le 6 décembre 1916.

Le 1er septembre 1917, il est promu sous-lieutenant. Après la guerre, il continue sa carrière et obtient le grade de lieutenant par décret du 3 novembre 1919, avec prise de rang au 1er septembre 1919. Il rejoint ensuite le 8ᵉ régiment de chasseurs le 6 mai 1922.

Le 22 avril 1924, il bénéficie d’un congé de trois ans sans solde, puis, le 23 avril 1927, il est affecté au Centre de mobilisation de cavalerie n°21, où il exerce en tant que lieutenant. Le 18 juin 1934, il est promu capitaine au Centre de mobilisation de cavalerie n°12, une nomination officielle prenant effet le 25 juin 1934.

Registre de matricule de Guy Vidal de Lausun, Archives de Paris

Hommages et distinctions

Anecdotes

Cyril Neveux, fils de Michel et Ghislaine Neveux et petit-fils de Guy de Lausun, raconte que son grand-père calait son chapeau avec du papier toilette pendant la Seconde Guerre Mondiale. En effet, il était difficile d’en trouver pendant cette période. Cyril Neveux se souvient qu’il avait gardé l’habitude ensuite.

Pendant cette même période, après que les allemands aient envahis la zone libre, Guy a été prévenu par l’un de ses ouvriers que les allemands allaient venir au château de la Durantie. Guy était probablement recherchés pour avoir hébergé illégalement des personnes dans son habitation. Après avoir été prévenu, il a pris sa jument et est allé se cacher dans les bois. Après être arrivés, les allemands ont fait sortir toutes les personnes de la maison et les ont menacés car ils ne disaient pas où Guy était. Cyril raconte même que lorsqu’il ont menacé sa maman (Ghislaine Neveux) qui était toute petite, la nounou s’est interposé pour la protéger.

Hommages militaires

Ses faits d’armes lui valent une citation militaire qui souligne son courage et son efficacité sur le terrain :

« Excellent officier qui a toujours fait preuve au feu du plus beau courage et d’un sang-froid remarquable. A montré beaucoup de mordant le 30 septembre 1918 à Dadizule, Belgique, où, en reconnaissance avec son peloton, a chassé hardiment en avant de l’infanterie anglaise et a pu rapporter d’utiles renseignements. »

Il a également reçu la Croix de guerre avec étoile d’argent et est capitaine de la Légion d’Honneur.

Références


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