
Henri Marie Georges Doré, né le 9 octobre 1876 à Chartres et mort le 26 février 1933 dans cette même ville était un marchand de gros à Chartres, deuxième gérant de la maison Doré.
Biographie
Naissance


Eugène Sitte Doré et Cécile Brottier, les parents d’Henri
Henri Doré est né le 9 octobre 1876 à Chartres au domicile de ses parents au 7 rue de la Clouterie. Ses parents sont Eugène Sitt Doré, un négociant, et Cécile Brottier.

Son grand-père, Joseph Honoré Doré, avait été maçon et plâtrier à Châteauneuf ; son père, Eugène, avait transformé cette tradition du bâtiment en une activité commerciale florissante en créant la maison de gros Doré. Henri grandit donc dans une atmosphère d’entreprise et de progrès, au sein d’une famille chartraine en pleine ascension sociale.

Mariage et enfants
Il s’est marié le 4 novembre 1903 à Tours avec Yvonne Jouet. Il unit deux lignées chartraines : les Doré, commerçants et entrepreneurs, et les Jouet, artisans ébénistes de Tours, dont l’entreprise deviendra plus tard la maison Jouet-Lefroid.


Ils ont eu ensemble 7 enfants :
- Simonne Doré (1904-2010)
- Edith Dore (1906-1988)
- Pierre Doré (1910-1981)
- Jacqueline Doré (1911-1992)
- Philippe Doré (1913- )
- Michel Doré (1918-1971)
- Jean Doré (1919-2006)

Il est décrit comme un père aimant, il prend souvent des nouvelles de ses enfants comme en témoignent ces deux lettres :
Lettre à Pierre Doré pendant son service militaire, 1930

Lettre à Edit Doré, 1930




Vie professionnelle
Formé au commerce dès son plus jeune âge, Henri Doré reprend la direction de la maison familiale — la Maison Henri Doré, grossiste en mercerie, bonneterie et chaussures. L’entreprise, installée rue de la Clouterie puis rue Chanzy à Chartres, prospère sous son impulsion.
Mort
Henri Doré meurt le 26 février 1933 au 15 rue de Pélican à Chartres, à seulement 57 ans, des suites d’une appendicite opérée dans des conditions tragiques — le chirurgien, dit-on, était « en état d’ébriété ». Sa disparition laisse une entreprise déjà importante et une famille encore jeune : son fils Pierre n’a alors que 23 ans, mais devra très vite assumer la succession.

Cette perte souda la famille autour de Yvonne Jouet-Doré, affectueusement surnommée « Bonne-Maman », qui devint la véritable matriarche du clan. Longtemps, elle sera désignée dans Chartres comme « Madame Henri », perpétuant ainsi le nom et la mémoire de son mari.
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