Marie-Hélène Fruchard

Marie-Hélène Doré (née Fruchard), née le 5 février 1934 à Nantes et morte le 20 juin 2009 à Le Coudray, est la femme de Francis Doré. Elle est également la fille de Jean Fruchard et Jane Brillaud.

Biographie

Naissance et enfance

Marie-Hélène est la fille de Jean Fruchard et de Jane Brillaud. Elle est née à Nantes le 5 février 1934.

Jean et Jane Fruchard

Elle est la sœur de Philippe, Jacqueline et Jacques.

Photo de la famille Fruchard, de g. à d. : Jacques, Marie-Hélène, Philippe et Jacqueline

Elle vécu une enfance heureuse avec de nombreux moments en famille. En voici quelques uns :

  • La Filolière :
Arthur et Charlotte Fruchard à la Filolière. Marie-Hélène, deuxième en partant de la gauche en haut.
Photo du château d’Orfeuille à Gourgé

Orfeuille est un château ayant appartenu à la famille Fruchard : Jean Fruchard, Jacqueline Guirlet (sœur de Marie-Hélène) puis Claire Petit. Il a été le lieu de nombreuses fêtes, mariages et bons moments familiaux.

Mariage et enfants

Marie-Hélène s’est mariée avec Francis Doré le 5 février 1965 à Sceaux.

Photos du mariage de Francis Doré et de Marie-Hélène Fruchard puis photo plus ancienne.

Francis Henri Maurice Marie Doré, né le 7 septembre 1934 à Chartres, est un pédiatre reconnu de la région chartraine. Aîné d’une fratrie de sept enfants, il a grandi dans une famille catholique unie et engagée, marquée par les épreuves de la Seconde Guerre mondiale. Après un parcours médical exigeant et un service militaire en Algérie, il ouvre son cabinet de pédiatrie à Chartres en 1969, où il exercera avec dévouement pendant de nombreuses années. Il fera d’ailleurs de Marie-Hélène sa secrétaire médicale.

Ils eurent 4 enfants dont 3 qui n’ont malheureusement pas survécu longtemps après leur naissance : Jean-Baptiste, Marie et Béatrice (27/02/1969 – 1/03/1969).

Ils eurent ensuite Anne-Emmanuelle, née le 14 février à Chartres.

Anne-Emmanuelle et son papa Francis Doré

Anne-Emmanuelle s’est mariée avec Cyril Neveux le 18 juillet 1998 à la cathédrale de Chartres :

Fiançailles de Cyril et Anne-Emmanuelle Neveux

Cyril et Anne-Emmanuelle eurent ensuite deux enfants, Constance et Baptiste. Les voici avec leur grand-mère dans leur maison de Saumeray :

Photo de Marie-Hélène faisant la lecture à Baptiste et Constance Neveux

Fin de vie

Francis, Anne-Emmanuelle, Cyril, Baptiste et Constance perdirent malheureusement leur femme, maman, belle-mère et grand-mère le 20 juin 2009 à la suite d’un AVC.

Vie professionnelle

Marie-Hélène fût la secrétaire médicale de Francis, puis elle fit visiter la cathédrale de Chartres à de nombreux visiteurs. Voici ici un article décrivant sa mission :

Article sur le travail de Marie-Hélène dans la cathédrale
Article du monde sur Marie-Hélène et son rôle à la cathédrale

Marie-Hélène Doré, guide bénévole qui a répondu à l’appel de Chartres

Par REGIS GUYOTAT
Publié le 04 août 2000 à 00h00, modifié le 04 août 2000 à 00h00 

Parmi tous les métiers qui gravitent autour de la cathédrale de Chartres, celui de guide tient le haut du pavé. Pour Marie-Hélène Doré, parler de « métier » serait presque une offense. « Guider » à Chartres ne peut être qu’une « mission », venue après un « appel ». Femme de médecin, lassée de répondre aux coups de sonnette de la clientèle, elle est entrée un jour, en 1981, dans la cathédrale pour « donner un coup de main » à une amie. Pour elle aujourd’hui, pas de doute, c’était le « signe ». Depuis, cette tonique dame aux cheveux doucement grisonnants se consacre bénévolement au monument, toujours avec une égale « envie de faire partager aux autres ce qu’on éprouve et de transmettre le sens de ces images merveilleuses ».

Le célèbre édifice « mange » environ 30 % des crédits alloués par les Monuments historiques à la région Centre. L’Eglise et l’Etat se partagent la gestion, dans un esprit de « bonne coopération ». A l’Etat, par exemple, la gestion des visites des parties hautes ; au diocèse les visites « terrestres » à l’intérieur du monument. Quarante personnes constituent le service diocésain des visites, dont la grande majorité est bénévole ; parmi elles, une petite vingtaine de guides, comme Marie-Hélène Doré, communiant chacun à leur façon avec le monument. Le plus souvent, la formation se fait avec les guides plus anciens ou avec des conférenciers. On apprend sur le tas, le dos appuyé à un pilier, et des jumelles pour comprendre les vitraux.

LE TEMPS SANS RUPTURE 15 heures. Marie-Hélène Doré gravit quatre à quatre les marches du portail sud à la recherche de son groupe. « Ici, on acquiert vite des qualités d’enseignant », dit-elle. Moment de trac avant d’entrer en scène. « Faire une visite m’intimide toujours autant. C’est une responsabilité. J’ai quelque chose de grave à dire, un message, et mon angoisse est de le dire bien. Nous sommes des intermédiaires avec le public. Le niveau d’écoute est très difficile à gérer. Si je loupe ce rendez-vous, j’aurai failli à ma mission. »

Marie-Hélène Doré « tâte » son groupe – réduit aujourd’hui – par quelques questions. Il y a là un jeune couple très attentif de Canadiens, lui est ingénieur ; et un autre, plus âgé, de Lausanne, elle est enseignante en histoire. La cathédrale, à une heure de Paris, est une escapade idéale pour les touristes étrangers. A grandes enjambées dans la nef, Malcolm Miller tire une « cordée » d’une cinquantaine de sujets anglo-saxons. Cet Anglais, installé à Chartres, est une autre « vedette » de la visite de la cathédrale, et son visage est aussi concentré que celui de Talma avant qu’il ne déclame.

Problème épineux entre les groupes : les voix ne doivent pas interférer. Marie-Hélène Doré protège ses « ouailles » en les faisant asseoir dans le transept face à l’éclatante rose nord. Les constructeurs de Chartres ne pensaient pas qu’à la gloire de Dieu mais aussi à l’éducation des foules. Les cathédrales sont des « livres de lecture » idéaux. Et à Chartres, une des rares à ne pas avoir été détruites, le « texte » est intact. 16 h 45. « Si, à la fin de la visite, j’entends quelqu’un dire « je vais ouvrir ma Bible », quelle satisfaction ! », commente Marie-Hélène Doré, qui décompresse en buvant un jus de fruit que lui sert Dominique de Courcel, à la maison diocésaine. Toutes deux affirment : « Chartres s’adresse autant aux gens cultivés qu’à ceux qui ne le sont pas. C’est un lieu tellement humain qu’il efface les différences sociales. La cathédrale a une force particulière qui vient de son unité architecturale et aussi du fait qu’elle traverse le temps sans rupture. » En somme, Chartres montre aux humains comment on doit bâtir sa vie.

REGIS GUYOTAT


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *